John Lucas - Industrial Still Lives

https://www.youtube.com/watch?v=Z2gy4f_vhFI Industrial Still Lives

La Galerie Youn est heureuse de présenter Industrial Still Lives (Natures mortes industrielles), une série de photographies de l’artiste invité John Lucas. L’expérience de toute une vie comme chercheur scientifique a mis Lucas au cœur d’environnements industriels qui en sont venus à jouer un rôle important au sein de son œuvre photographique. Cette série d’œuvres récentes documente les artefacts de la production dans de grandes usines : une vieille tannerie, une fonderie et une entreprise de fabrication d’équipement. À la fois documentaires et rappelant la peinture, les natures mortes industrielles de John Lucas offrent des aperçus de la machinerie de l’industrialisation. Ses images démentent l’échelle des sujets et se détachent de la vie quotidienne avec un degré d’intimité étonnant. Comme dans ses œuvres précédentes, des portraits documentant les cultures vernaculaires de l’Amérique du Nord et de l’Europe, l’approche de Lucas pour ces natures mortes industrielles touche le spectateur de manière viscérale.

« … Ce sont trente années de recherche dans ces usines tonitruantes – des fonderies, des raffineries et des scieries immenses – qui se sont incrustées dans ma psyché et m’ont poussé à photographier les environnements industriels qui donnent lieu à la présente exposition. »

John Lucas a étudié la physique à l’Université de Bristol et à l’Université du Sussex, au Royaume-Uni. Il a ensuite obtenu un doctorat en science des matériaux et en 1970, il a quitté l’Angleterre pour le Canada afin d’y poursuivre sa recherche portant sur les matériaux magnétiques. Il est ensuite devenu scientifique pour le secteur des ressources, au sein duquel il a créé de nombreuses inventions brevetées pour les processus de détection. Plusieurs ont été commercialisées et utilisées à travers le monde. À travers ces recherches, John a été en mesure d’explorer les mécanismes internes d’immenses fonderies, raffineries, mines et scieries, ainsi que les gens et les petites villes qui y sont liés. Plus récemment, il a été consultant pour l’Agence spatiale canadienne, pour laquelle il a évalué l’application pour l’exploration martienne des techniques de spectroscopie laser qu’il a développées pour les usines.

John est photographe depuis toujours. Ses affectations photographiques comme jeune étudiant ont compris des visites de la Reine et de Montgomery d’Alamein. Pendant ses recherches doctorales, John a été invité à exposer au centre des arts de l’Université du Sussex, jusque-là la chasse gardée d’artistes bien établis. Ses œuvres de jeunesses étaient documentaires : de la photo « de rue » de la vie qui l’entourait en Angleterre et de ses voyages en Europe, en Turquie et au Maroc.

Au cours des années 1970, John a abandonné la photographie sérieuse, l’estimant incompatible avec les exigences d’une carrière scientifique. Puis. en 1981, un voyage en Russie lui a inspiré une série basée sur le Polaroid et la pellicule pour diapositives en couleurs. Même si ce projet a été réalisé avec une intensité caractéristique, il a fallu jusqu’en 2007 pour qu’il prenne vie grâce à la combinaison d’un fort sentiment d’inachevé, de progrès en traitement numérique et, surtout, de précieux temps. La série russe de John a été instrumentale dans son intérêt pour l’approche plus picturale, formelle, émotive et parfois abstraite qu’il développe maintenant.

 

 

GalerieYoun