Mark Liam Smith

Dans ma série intitulée En fleurs, je remets en contexte les tropes des natures mortes florales de la peinture flamande de la fin du 17eet du début du 18e siècle, au sein d’un paradigme esthétique personnel et contemporain, dans un effort pour raviver l’intérêt envers le rôle de la beauté et de la fragilité dans le prosaïque.

À la fin du 17e siècle, à l’émergence du naturalisme et des Lumières scientifiques, l’exploration des phénomènes naturels a suscité un intérêt croissant auprès des tenants de l’avant-garde culturelle.Les peintres flamands de l’époque déployaient des éléments de nature morte — fleurs, insectes et crânes — non seulement pour dépeindre la beauté littérale du monde naturel, mais aussi pour symboliser la nature éphémère de la condition humaine.

Mon espoir, c’est qu’un intérêt et une appréciation accrus pour ces sujets artistiques — que la modernité a supposés superficiels — puissent nous mener à un examen approfondi des substrats métaphoriques qui sous-tendent les questions épistémiques les plus importantes que pose l’art sur lui-même et sur la culture.